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jeudi 26 août 2010

Présentation de la Walt Disney Imaginnering

Alors qu'est ce que c'est que la Walt Disney Imagineering ? Il s'agit d'une entreprise créée par Walt Disney lui même lors du développement de son premier parc à thème: Disneyland, à Anaheim en Californie. Cette entreprise s'occupe donc de créer, développer, construire et améliorer toutes les attractions, spectacles, parades, hôtels, restaurants, boutiques... que l'on peut voir dans les Resorts Disney. Je ne vais pas vous faire un résumé complet de l'histoire de l'entreprise puisque Wikipédia propose déjà un bon article sur le sujet (Sur Wikipédia.fr ou en plus détaillé sur Wikipédia.en).

En revanche, je suis tombé sur une vidéo proposée par Stitch Kingdom (un site spécialisé sur Disney et ses parcs américains) et je voulais la partager avec vous: Il s'agit d'une conférence de la NASA avec comment intervenant Jack Blitch, le vice président de la Walt Disney Imagineering de Floride qui nous présente pendant une cinquantaine de minutes: L'histoire de la WDI (premier Disneyland, Exposition Universelle de New York en 1964, Walt Disney World,...), la façon de travailler (logiciels et méthodes utilisées), le projet Expedition Everest (à Animal Kingdom en Floride), les projets qui viennent de s'achever (Toy Story Midway Mania, Monter Inc à Tokyo Disneyland, la nouvelle parade de DisneySea, Toy Story the Musical, la Tour de la Terreur des WDS, It's a Small World à Hong Kong Disneyland, Pixar Play Parade, ...), et les projets futurs (Extension de Disney's Californie Adventure avec World of Color, Carsland, La petite Sirène,... , l'extension de Fantasyland au Magic Kingdom avec la petite sirène, une place de rencontre de Belle et un agrandissement de Dumbo (ajout d'un second manège), les 2 Paquebots en construction, ...). La conférence se termine par quelques questions très intéressantes.

La vidéo est disponible ici.

Je vous conseil vraiment de la voir, ne serait-ce que pour les vues en 3D des futures nouveautés. Après ce qu'il raconte est vraiment très intéressant, sauf que c'est en anglais (il parle plutôt doucement et distinctement donc ça reste compréhensible) donc si vous n'êtes pas du tout anglophone ça risque d'être dur... (je n'ai pas trouvé de version en français)

samedi 7 août 2010

Disney et la France: Les vingts ans d'Euro Disneyland

A la sortie de l'exposition Dreamlands j'ai acheté un livre: Disney et la France: Les vingts ans d'Euro Disneyland, avec lequel j'espérais bien tout savoir sur le plus gros et le plus beau parc d'attractions européen que je m'apprêtais d'ailleurs à visiter lors de mon escapade parisienne (je l'aurais finalement visité 5 jours sur mes 8 jours à Marne-la-Vallée). Je n'écris pas cet article pour vous livrer tous les secrets du livre, mais plutôt pour vous encourager à l'acheter puisqu'il est très intéressant...

Ce livre, écris par Sébastien ROFFAT, se propose de dresser un bilan du projet Euro Disney, 20 ans après la signature de la convention de 1987 confirmant l'installation de Mickey en France (le livre date de 2007). Ce bilan commence par une présentation générale du rapport entre Disney et les parcs à thèmes (de l'original en 1955 à la version Tokyote en passant par Walt Disney World), en expliquant les raisons, les montages financiers de chaque projet, les étapes du développement et les résultats et retombées des parcs. J'ai ainsi appris beaucoup sur les débuts de Tokyo Disneyland (je m'étais déjà beaucoup renseigné sur les américains). Au cours de l'histoire du projet parisien, on peut suivre l'évolution (et l'instabilité) de la Walt Disney Compagny (films, télévisions et parcs évidement), mais aussi des concurrents français (l'histoire détaillée de Mirapolis, Zygofolis, …), et des autres resorts (DisneySea, EPCOT Center, Disney's California Adventure, …). J'ai aussi pu en apprendre plus sur l'aspect immobilier du projet (Val d'Europe) et la position assez délicate de l'état et des collectivités locales vis à vis du projet. J'ai enfin compris pourquoi Euro Disney est aussi mal en point sur le point financier. L'auteur nous apporte aussi une profusion de chiffres et de résultats (finance, fréquentation, taux de remplissage, dépense par visiteurs, …) au fil des années pour le resort parisien (mais aussi pour la plupart des autres parcs présentés). Au moment d'aborder l'aspect montage financier du complexe parisien j'ai bien senti que mes connaissances du milieu financier n'étaient pas assez poussées pour tout bien comprendre (même remarque au moment des restructurations successives), du coup j'ai un peu survolé ces parties. J'ai aussi appris pas mal de chose sur la stratégie marketing du parc (et son évolution). Au final mon seul regret est que le livre date de 2007, on n'a alors aucune idée des retombées de la Tour de la Terreur, de Buzz ou de Crush's sur la santé du parc.

Je conseil donc vivement ce livre à tout les Disneyfans et même à tous les parkfans en général puisqu'il permet d'avoir une vision de toutes les difficultés liées à la construction d'un parc d'attractions (au travers des minis histoires sur les concurrents de Disney) et de la place des parcs (et de Disney) dans les différentes sociétés (France, Europe, USA, Japon).

Références:
Prix: 31€
Auteur: Sebastien ROFFAT
Edition: L'Harmattan
Date: 2007
Titre: Disney et la France: Les vingts ans d'Euro Disneyland


dimanche 1 août 2010

Dreamlands

Afin de passer les oraux de mes concours, j'ai du me rendre à Paris et à cette occasion j'ai fait un petit détour par Beaubourg (le Centre Pompidou) qui proposait une exposition temporaire: Dreamlands. Cette exposition analysait l'influence des parcs d'attractions et expositions universelles sur l'urbanisation et la société. Je vais vous résumer rapidement les grandes étapes de l'exposition, en particulier celles qui avaient trait avec les parcs d'attractions.





Coney Island. La première salle présente les origines des expositions universelles et la zone de loisir désormais très célèbre: Coney Island. Cette île dédiée aux loisirs abritait deux parcs d'attractions au début du 20è siècle, le plus célèbre étant le Luna Park, et l'autre étant Dreamlands (photo) qui prête son nom à l'exposition. Dreamlands était des plus novateurs puisqu'il proposait des décors imposants en plus des attractions, ce n'était pas encore le concept de « parc à thèmes » inauguré en 1955 par Disneyland, mais l'idée s'en rapproche. Malheureusement, le parc brûla quelques années après son ouverture (1906 si mes souvenirs sont bons) et ne fut jamais reconstruit. De son côté le Luna Park perdura et fut un véritable laboratoire à nouvelles attractions et accueillit le fameux Cyclone (une montagne russe en bois très réputée). Il participa fortement au changement de mentalité et accompagna l'arrivée des loisirs dans une société américaine en plein boom.

L'exposition propose un diaporama de photos des débuts de ces deux parcs (je n'avais jamais vu la plupart d'entre elles), ainsi qu'un film muet et en noir et blanc tourné à l'intérieur du Luna Park, deux scènes ont retenu mon attention:
- l'utilisation du premier Water Ride qui consistait en une descente d'une quinzaine de mètres à bord d'un petit bateau non attaché au rail et qui se renverse facilement en rebondissant sur l'eau (une sorte de Nautic Jet extrême), le tout sans aucun dispositif de sécurité !
- Une sorte de karting qui circule sur une voie qui bouge: il s'agit d'un parquet en bois articulé qui simule des vagues. Je n'avais jamais entendu parlé de ça et je dois avoué que je suis resté assez stupéfait par ce concept qui a semble t il complétement disparu (dommage).

Le film montre aussi de petits manèges plus classique en fonctionnement ainsi que le Steeple-chase, ces voies parallèles que l'on parcours à bord de petits chevaux mécaniques. Ce type d'attraction est né ici aussi et s'est très peu exporté (un modèle à Knott Berry Farm et un en acier à Blackpool Pleasure Beach, et il me semble que c'est tout).

La suite de l'exposition s'éloigne du monde des parcs d'attractions avec plusieurs maquettes/oeuvres d'art sur des villes idéalisée/caricaturée, ainsi que des complexes urbains modernes et modulaires (l'une des maquettes est l'inspiration principale des concepteurs du centre Pompidou). On continue ensuite avec un bref passage par Las Vegas, la grande ville dédiée aux jeux d'argents et son architecture variée et extravagante, avec notamment l'idée d'hôtels et de casinos à thèmes. La suite de la visite s'oriente vers le symbolisme des monuments et l'influence du cinéma (petit détour par Hollywood). On arrive ensuite à la partie qui m'a le plus intéressé...

Experimental Prototype Community Of Tomorow (EPCOT). Derrière ce nom un peu long se trouve un des projets les plus chers à Walt Disney (photo) qui va le présenter face à la caméra lors d'une vidéo d'une bonne quinzaine de minutes diffusée à l'exposition. Le projet initial de Walt Disney est de créer une vitrine de l'industrie américaine en bâtissant une ville sur de nouveaux principes d'urbanismes (basés entre autres sur les leçons tirées du parc à thème californien), et en utilisant cette ville comme laboratoire des nouvelles technologies. Au moment de la vidéo, la Walt Disney Compagny a déjà acheté près de 11'000 hectares de terrain au centre de la Floride afin d'y implanter le complexe EPCOT qui comportera: un parc à thème basé sur le modèle du Disneyland Californien, une ville de près de 25'000 habitants et une zone d'activité industrielle de 500 hectares. La ville en elle-même utilisera une disposition radiale (en cercle) comme les parcs à thème: au centre un centre d'affaire puis une première ceinture de commerce (galerie commerciale à thème et couverte pour qu'elle soit fonctionnelle toute l'année). Viens ensuite une ceinture de végétation à l'intérieur de laquelle on retrouvera les écoles, les hôpitaux, … on arrive ensuite à une grande ceinture dédiée au logement, ceux ci seront rassemblés en « îlots » avec au centre une zone de verdure piétonne, et entre chaque îlots (à l'extérieur) des rues desservant toutes les maisons (permettant aux enfants de rejoindre leurs écoles sans s' aventurer au milieu des voitures).

Au delà de cette disposition assez particulière, Walt Disney souhaite expérimenter de nouveaux moyens de transport qui permettrait de résoudre le problème des embouteillages dramatique aux Etats Unis (déjà à cette période des années 60-70). Le transport s'organisera autour d'une immense gare centrale accueillant le train régional/national, une autoroute qui reliera la Floride au parc à thème (un échangeur et un parking se trouveront sous la gare), et un monorail qui reliera le parc à thème, la ville et la zone d'activité industrielle (située à l'opposé du parc à thème). Mais il y aura aussi un nouveau système de transport, inspiré de ce que Walt Disney à développer pour l'exposition universelles de New York pour Ford: le People Mover.

Ce système de transport, largement utilisé dans les Dark Rides actuels des parcs Disney (le Phantom Manor par exemple), en est alors à ses débuts, on voit notamment une vidéo d'une portion « test » à l'intérieur de Disneyland. Le People Mover, aussi appelé transport sans fin (système inspiré du fonctionnement des télésièges, mais en plus poussé), permet une très forte augmentation du débit et de la sécurité puisque les différents véhicules sont liés ce qui permet de les rapprocher plus sans pour autant risquer les accidents. Walt Disney prévoit alors une exploitation urbaine de ce système: un grand nombre de parcours de ce type desserviraient les îlots d'habitation permettant à tout le monde d'aller travailler ou faire du shopping sans prendre la voiture et sans perdre de temps. La vidéo qui présente ce projet montre notamment des séquences du Disneyland des années 60, mais aussi des séquences tournées dans les bureaux de la Walt Disney Imageenering à Glendale en Californie (avec pleins de concepts arts et de plans pour EPCOT et donc pour le parc à thème). C'est aussi l'occasion de voir Walt plus motivé que jamais (en VO sous-titrée si mes souvenirs sont bons). La première étape de cet immense projet est la construction du Magic Kingdom (le parc à thème) qui ouvrira en 1971.

Malheureusement Walt Disney meurt en 1966 (il ne verra même pas le début des travaux du parc, en revanche il aura pleinement participé à la planification de cette première phase de construction de son projet). Avec la disparition de Walt Disney disparaît aussi le projet EPCOT, ou plutôt le projet subit une transformation et devient un parc de loisir pédagogique: une zone permettant aux pays d'exposer leurs traditions et leur culture (World Showcase) et l'autre donnant un aperçu des technologies du futur (Future World) au travers de pavillons à thème (ce concept est proche de celui du Futuroscope même s'il n'est pas exclusivement tourné vers l'image). Le parc ouvrira finalement en 1982 et aura couté 1,2 milliard de $ (contre 600 million prévus à l'origine), sans être un échec total (le parc accueille encore aujourd'hui plus de 10 millions de visiteurs et fait partie des 5 parcs les plus visités du monde) le parc s'éloigne très nettement du projet initial de Walt Disney. Je n'ai pas encore regardé en entier, mais il me semble que ce reportage en 3 parties est le même que celui que j'ai vu là bas: Partie 1 , Partie 2, Partie 3 (mais en VO non sous-titré cette fois :/)

Les idées d'urbanisme de Walt Disney seront ressortis des cartons en 1984 par Michael Eisner récemment nommé PDG de la Walt Disney Compagny, ils seront matérialisés dans « Celebration », une ville créée de toute pièce par Disney sur 2000 hectare au Sud de la parcelle de Walt Disney World. La ville sera inaugurée en 1996 et devrait accueillir 20'000 personnes à terme (déjà 9500 en 2004). On est par contre très loin du concept initial de EPCOT, la ville est effectivement bien plus fonctionnelle qu'une ville traditionnelle mais n'est pas aussi tournée vers l'avenir (c'est même le contraire avec une architecture volontairement inspirée de la Main Street de Disneyland), et les transports n'ont rien de révolutionnaires (pas de monorail, ni de people mover), la ville tient plus du projet immobilier que de la communauté du future. La plupart des informations concernant ce qui se passe suite à la mort de Walt Disney ne sont pas dans l'exposition et c'est d'ailleurs dommage qu'il n'y ai pas plus d'explication sur Celebration (il y a juste quelques photos) et sur EPCOT Center (très beau concept art en vue aérienne du parc, mais pas d'explications).

On poursuit ensuite la visite par la folie des grandeurs qui gagne l'urbanisme de Dubaï et Abu Dhabi, comme la Burj Kalifa -photo- (et ses 800m de haut) ou The World (toutes ses îles artificielles qui, vues du ciel, forment une carte du monde). Dommage qu'à cet instant il n'y ai rien sur les parcs en préparation dans ces coins là, notamment le SeaWorld – Busch Gardens qui devrait voir le jour sur une immense île artificielle en forme d'orque. La visite se termine ensuite sur un projet totalement fou qui consiste à reproduire la ville imaginaire qui a vu naitre Superman: Kandor, en maquette de carton plume, à l'aide d'étudiant en architecture et d'internaute férus du super héros. La maquette déjà présente était déjà super sympa, j'espère que leur projet ira loin.

Petit conclusion: L'exposition était vraiment très intéressante même si elle était assez pauvre au niveau parcs d'attractions, puisqu'à part les photos et vidéos très rares de Coney Island, il n'y a pas grand chose à voir sur les parcs. De mon côté j'étais surtout ravi de voir la vidéo concernant EPCOT, même si, je le répète, j'ai trouver l'expo passionnante. A faire donc, si vous avez l'occasion d'être sur Paris. Dépêchez vous car l'exposition ne dure que jusqu'au 9 août.

Infos: jusqu'au 9 août, 12 € (billet donnant accès à toutes les expos et tout le musée)

Liens: Présentation de l'exposition.

mercredi 23 juin 2010

Cendrillon ou la Belle au bois dormant ?

Y-a-t il un symbole plus connu de parc d'attractions que le château qui trône majestueusement au centre des parcs Disney ? En réalité ces châteaux ne trônent qu'au centre des "Magic Kingdom", les parcs principaux des Resorts, ceux qui sont découpés en plusieurs "lands" (quartiers thématiques), comme le land des Pirates, le land Western,... C'est aujourd'hui un véritable symbole des parcs Disney, l'exemplaire californien (photo) est même l'un des monuments les plus photographiés de la planète !


Walt Disney voulait rendre hommage à son premier grand succès cinématographique et à la fois faire rêver les enfants à l'aide d'un château qui devait être celui de Blanche Neige (cette rumeur est due à un lapsus de Walt Disney qui avait parlé du "Snow White Castle"). Mais changement de plan avec l'arrivée du 20ème long métrage Disney: La Belle au Bois Dormant. D'abord prévu au fond du quartier Fantasyland, le château de la belle au bois dormant s'inspire du Château du Neuschwanstein bâti par l'extravagant Louis II de Bavière en 1886. Finalement il se trouvera au centre du parc afin de servir de point de repère pour les visiteurs. Sur la photo à droite vous avez le château en construction début 1955 (l'année de l'ouverture de Disneyland). Ce premier château est aussi le plus petit avec ses 24m de hauteur. Le pont levis du château qui donne accès à Fantasyland (le quartier qui se situe derrière) n'a été abaissé qu'à 2 occasions: en 1955 pour l'ouverture du parc et en 1983 pour l'inauguration du nouveau Fantasyland. Le château abrite un Walk Through (parcours scénique à pied) qui a été rénové à plusieurs reprise, la dernière datant de 2008.

Photo: Le château de Disneyland en Californie, en 1959 avec le Matterhorn Bobsleight à côté.


Le second château, construit en 1971, se trouve encore aujourd'hui au Magic Kingdom de Walt Disney World en Floride, sauf que cette fois-ci c'est le château de Cendrillon. Une fois de plus il s'inspire de châteaux existant, comme le Château de Pierrefonds en France (pour les remparts et petites tours). Cette fois-ci le château fait 57m de haut, ce qui lui permet d'être un point de repère dans tout le complexe DisneyWorld et pas seulement dans le parc. La château abrite une série de fresques qui représente l'histoire de cendrillon, ainsi qu'une suite très particulière puisqu'elle accueille depuis 2007 les gagnants d'un concours organisé dans le cadre de l'année des millions de rêves (Year of millions dreams), un ensemble d'évènement qui fêtent les 50 ans de Disneyland en Californie. Un petit nombre de privilégiés ont donc pu dormir dans le château de Cendrillon.

Le château suivant est celui de Tokyo Disneyland qui fut construit en 1983 sur le modèle du précédent: c'est donc un château de Cendrillon. Le principale différence entre les deux châteaux est l'attraction "Cinderella Castle Mystery Tour", un walkthrough aussi, sur Cendrillon: au programme, la visite du château comme si il s'agissait d'un véritable château. L'attraction, ouverte en 1986 a fermé ses portes en 2006, date à laquelle le château a été repeint (notamment la base et les petites tours) afin d'être plus facile a différencier de son modèle de Floride. Sur la photo de droite il porte ses couleurs originales, et sur la photo de dessous, il porte ses nouvelles couleurs.

Photo: Le château de Cendrillon à Tokyo à gauche et à Orlando (Floride) à droite.

Le château suivant fut construit à Paris, et c'est une version assez particulière... en effet, l'europe (et spécialement la France) est une région à château et les exemplaires existant ne faisait pas assez "merveilleux" pour le publique européen déjà bien habitué aux châteaux. C'est le célèbre Tony Baxter qui est en charge du projet (c'est à lui qu'on doit le concept de Train de la Mine, les Splash Mountain, Indiana Jones Adventure,...). Il va s'inspirer de nombreux monuments européens et essayer de rendre ce château vivant afin de s'éloigner du château conventionnel pour tendre vers un château magique. Ainsi les colonnes intérieurs ressemblent à des arbres et la disposition des tours est très végétale. Le modèle Parisien fait 50m de haut et abrite lui aussi un Walkthrough sur la belle au bois dormant, mais ce n'est pas tout, on peut aussi y trouver ce qui était le plus grand animatronic du monde à sa construction en 1992: un dragon de 27m de long. Je dois avouer que c'est mon préféré.

Pour finir, le dernier a été construit en 2005 à Hong Kong et est une copie conforme de la version originale californienne, il s'agit donc là aussi de la belle au bois dormant. La seule chose qui les différencie est la montagne qui se trouve en arrière plan à droite de la version chinoise (photo). En revanche on ne sait toujours pas quel type de château recevra le futur par qui ouvrira à Shanghai en 2014.

Au fil des années ces châteaux sont devenus de vrais symboles et lors de nombreux évènements ils sont décorés, déguisés, transformés... voici donc une petite série de photo des châteaux lors de ces évènements:

Le château de Paris déguisé en gâteau pour son premier anniversaire en 1993.


Ce déguisement donna des idées à Walt Disney World qui fêta ses 25 ans en 1996 avec un autre gâteau géant.


Et on retourne à Paris avec un déguisement "fou du roi" pour les 5 ans du parc en 1997.
(
Photo de EuroSouvenirLand.com)

Depuis, les déguisements sont devenus plus sobres avec seulement quelques logos avec l'âge (10 et 15 ans de Disneyland Paris). Le dernier a avoir reçu un beau relooking est l'original pour ses 50 ans avec tout un tas de dorures:

Le château californien tout doré pour ses 50 ans.

Pour terminer, une petite anecdote: C'est le château californien qui est devenu le logo de Walt Disney Pictures (le château blanc sur fond bleu, avec un arc blanc qui l'entoure), en revanche le nouveau "trailer" de Walt Disney Picture (la vidéo qui survole une rivière traversée par un train à vapeur avant de survoler un grand château), c'est un château très proche de celui de Cendrillon en Floride qui est utilisé.

Si vous voulez voir quelques photos de la construction du premier château, cliquez ici.

Sources: Wikipédia, Socal, Disney, Eurosouvenirland.com.

mardi 22 juin 2010

Fréquentations des Parcs d'attractions

Cet article est une partie d'un article rédigé il y a quelques temps pour remplir la bibliothèque de Guide-O-Parc, donc l'ancienne version y est toujours disponible (Cliquez ici). Comme je ne voulais pas faire un simple copier/coller de ce que j'avais écris, j'ai ré-écris en partie l'article et j'ai ajouter des photos pour que ça fasse moins "pavé". L'objectif est de vous donner un maximum de chiffres et d'ordres de grandeur. La première partie de l'article est celle que je vais traiter ici, elle concernait la fréquentation des parcs, c'est à dire le nombre de visiteurs. La plupart des informations sont tirées du Global Attendance Report, le rapport annuel qui recense la fréquentation des parcs du monde. (les chiffres ci dessous viennent de l'édition 2008, mais c'est sensiblement les mêmes d'une année sur l'autre)

En 2008, c'est plus de 340 millions de personnes qui ont visité les principaux parcs mondiaux:
le top 20 américain (122 millions)
+ le top 20 européens (58 millions)
+ le top 10 asiatique (65 millions)
+ le top 10 sud-américain (12 millions).
On remarque rapidement la large domination des États Unis dans ce domaine, et ce n'est pas une surprise car les américains sont réputés pour être de grands enfants :).


L'univers des parcs d'attractions est largement dominé par "Walt Disney Parks and Resorts", la filiale de la Walt Disney Compagny qui s'occupe des parcs à thèmes. En effet, les 11 parcs Disney totalise près de 120 millions de visiteurs chaque année, soit une moyenne de 10,8 millions de visiteurs par parc ! Le parc le plus visité de la planète est d'ailleurs "Disney's Magic Kingdom" qui se trouve dans le complexe Walt Disney World en Floride. (photo) Il attire plus de 17 millions de visiteurs par an, c'est à dire 10 fois plus que le Parc Asterix ! Et ce n'est pas tout, les 8 parcs les plus visités de la planète sont à l'effigie de la souris américaine.

La concurrence est loin derrière puisque la seconde compagnie du classement n'accueille "que" 35 millions de visiteurs par an et il s'agit de Merlin Entertainment une société britannique qui possède entre autre les aquariums Sea Life, les musées Madame Tussauds, les parcs d'attractions Legoland, et quelques parcs à thèmes: Alton Towers, Gardaland, Thorpe Park, Chessington World of Adventures et Heide Park. En réalité, les parcs à thèmes ne représente que 16 millions de visiteurs, ce qui place Merlin encore plus loin de Disney. Merlin fait partie des groupements qui ne possèdent pas uniquement des parcs à thèmes, dans le même genre on peut citer "Parque Reunidos" la société espagnole leader mondiale du parc aquatique qui possède aussi Parques de Atraciones de madrid, Parque Warner Madrid, Mirabilandia et Bonbon land et qui totalise près de 25 millions de visiteurs par ans si on compte tous ses lieux de loisir.


Mais Disney n'est pas la seule compagnie à n'exploiter que des parcs d'attractions. 4 compagnies américaines de tailles comparables et de stratégies totalement opposées se partagent le reste du gâteau: D'un côté Universal Parks & Resort et SeaWorld Parks proposent un petit nombre de parcs (5 chacun) de très bonne qualité avec de belles décorations et des attractions originales, le tout leur permettant d'accueillir environ 25 et 22 millions de visiteurs par an, soit une moyenne de 5 et 4,4 millions par parcs. Je vous rappel au passage que SeaWorld Parks regroupe sous la même enseigne les parcs Sea World et les Busch Gardens (Europe et Afrique).

De l'autre côté vous avez Six Flags et Cedar Fair qui accueillent 25 et 22 millions de visiteurs par an dans leur 25 parcs dont 15 et 11 parcs d'attractions. Les autres parcs étant des parcs aquatiques, généralement accolés à un de leur parc d'attraction. Dans le cas de ces deux sociétés les moyennes se trouvent aux alentours des 2 millions de visiteurs par parc. Ces deux sociétés ont souvent tendance à favoriser les sensations fortes à la décoration. Pour finir, la seule compagnie française qui dépasse les 2 millions de visiteurs par an est la Compagnie des Alpes, le leader européen de la remontée mécanique, qui possède entre autre le Parc Astérix, les parcs Walibi, les musées Grévins,... et qui totalise 9 millions de visiteurs chaque année dans ses 21 parcs, soit 3 millions de moins que Disneyland Paris !
(photo: Maverick à Cedar Point, le plus visité des parcs Cedar Fair avec 3 millions de visiteurs par an)

La fréquentation spectaculaire des parc Disney nécessite des infrastructures adaptées, ainsi le Disneyland Park de Paris (le grand parc) peut accueillir 90,000 visiteurs simultanément, et il est déjà arrivé que le parc soit plein et refuse des visiteurs ! A titre de comparaison, le Parc Asterix n'accueille pas plus de 25,000 visiteurs et Le Pal (6ème parc français) tourne rarement au dessus de 5,000 visiteurs la même journée. Mais il faut aussi que les attractions suivent, les parcs Disney ne possèdent pas plus d'attractions que les autres (29 seulement à Paris) et pourtant il faut bien occuper les 90,000 visiteurs sans qu'ils fassent la queue toute la journée. Ainsi, contrairement aux attractions des autres parcs qui peuvent contenter 500 à 1200 personnes par heure, celles de Mickey sont largement au delà:
- Big Thunder Mountain (photo), le train de la mine: 2424 personnes/h
- Pirates de Caraïbes: 3400 personnes/h
- Space Mountain: 2400 personnes/h
- ...

Depuis 1971 et la première phase de Walt Disney World, la ville d'Orlando (Floride, USA) est devenue la capitale mondiale des parcs d'attractions. La pièce maitresse de cette capitale est le complexe Walt Disney World qui compte 4 parcs à thèmes (1er, 6è, 7è et 8è parc les plus visités de la planète pour un total de 47 millions de visiteurs par an !), 2 parcs aquatiques (1er et 2è parc aquatique les plus visités du monde soit 4 millions de visiteurs par an) et 21 hôtels proposant près de 20,000 chambres ! Ce complexe monstrueux a attiré d'autres investisseurs avec dès 1973 l'installation de Sea World Orlando (12è mondial avec 5,9 millions de visiteurs), puis en 1990 d'Universal Studios (11è mondial avec 6.2 millions de visiteurs), suivi en 2000 par Islands of Adventure qui complète le Resort Universal d'Orlando (14è mondial avec 5.3 millions de visiteurs). Sea World est complété par Aquatica, 3è parc aquatique le plus fréquenté des USA, et le resort Universal est lui agrémenté par Wet'n'Wild, le 4è parc aquatique le plus fréquenté du pays. Au total Orlando accueille 64 millions de visiteurs de parcs à thème et 6 millions de visiteurs de parcs aquatiques !


Walt Disney World est le site le plus visité du monde avec ses 51 millions de visiteurs annuels, c'est à dire bien plus que Time Square et ses 35 millions de visiteurs ou encore le Memorial Park de Washington et ses 26 millions. Même en France où le site le plus visité est Disneyland Paris, avec ses 15 millions de visiteurs bat d'une courte tête la Cathédrale Notre Dame de Paris (photo) avec ses 13,5 millions de visiteurs, et est loin devant la Tour Eiffel et ses 6,7 millions de visiteurs annuels. C'est même plus que les 44 millions de touristes annuels de Paris & sa banlieue ! En fait le chiffre de DisneyWorld est à nuancer puisque de nombreux touristes visitent plusieurs des parcs pendant leur séjour. J'ai trouvé le chiffre de 48 millions de touristes annuels à Orlando en 2004, donc ça laisserai quand même Orlando en tête devant Paris, et ceci uniquement grâce aux parcs d'attractions.

A titre de comparaison, le second plus gros complexe est le Tokyo Disney Resort:
- Tokyo Disneyland, le parc construit sur le modèle du Magic Kingdom qui accueille 14 millions de visiteurs.
- Tokyo DisneySea, le dernier chef d'œuvre de la Walt Disney Imagineering ouvert en 2001 et qui accueil 13 millions de visiteurs par an.
- Ikspiari, la zone commerciale à l'image du Disney Village, qui comporte 120 boutiques et restaurants.
- 9 hôtels et plein d'autres choses comme un grand chapiteau de cirque et un Monorail.

Voilà pour cet article sur la fréquentation des parcs, si vous souhaitez en savoir plus, je vous recommande la lecture du Global Attendance Report, et pour les plus petits parcs, reportez vous à Wikipédia qui est en général bien renseigné à ce propos.


Sources: Global Attendance Report, Wikipédia, America-fr.